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Les équipes spécialisées

En 1991, un cabinet d'audit français a recensé 105 métiers dans la profession de sapeur-pompier. Sauveteur bien sûr, mais aussi mécanicien, secrétaire, plongeur, grimpeur, comptable, cuisinier, informaticien, conducteur, charpentier, photographe ou encore plombier, un inventaire a la Prévert qui rassemble des activités réalisées par les vaillants soldats du feu et qui leur permettent de mener à bien leur mission. Apporter la réponse adéquate à un problème posé, en n’omettant pas le facteur temps. Dans une profession où longtemps peu ou pas de choses ont été écrites et où le risque n’a eu de cesse d’évoluer, le pompier lui, n’a pas eu d’autres alternatives que de s’adapter en ayant toujours à l’esprit la réponse rapide ou l’efficience doit être le seul mot d’ordre. C'est aussi le but premier des équipes spécialisées.

CMIR

Le Groupe de recherche et d’intervention en milieux périlleux

Sauvetage d’un ouvrier en haut d’une grue, d’un vacancier tétanisé sur un rocher du Saussois, les hommes des groupes de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux répondent présents lors que les moyens de sauvetages conventionnels s’avèrent inefficaces. C’est dès le début des années 90, que quelques passionnés de varappes décident de mettre au service du secours les techniques de montagne et d’escalade. Et leur hobby devient une spécialité à part entière. Dans le départements, un petit groupe forme à Auxerre et s’informe sur ce qui allait devenir plus tard les groupes de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux, le fameux acronyme GRIMP (Groupe d’intervention en milieu périlleux).  Cette spécialité permet d’intervenir en matière de reconnaissance et de sauvetage, dans tous les milieux naturels et artificiels où les moyens traditionnels des sapeurs pompiers sont inadaptés, insuffisants ou dont l’emploi s’avère dangereux par rapport à la hauteur ou la profondeur et aux risques divers liés au cheminement. 

GRIMP

Les spécialistes du risque technologique

Les pompiers sont de toutes les missions, et lorsque qu’un problème survient, c’est bien souvent vers eux que l’on se tourne. Le risque chimique et radiologiques sont de de ceux là. En France, aux missions de protection des personnes et des biens, le législateur a rajouté celle de l’environnement. Depuis 1986, des cellules mobiles d’intervention chimiques ont vu le jour. C’est une circulaire ministérielle en date du 14 Mai 1986 qui a instituées la constitution de Cellules Mobile d'intervention Chimique (CMIC) pour faire face aux risques liés aux divers secteurs d'activité de l'industrie chimique. Pendant pour la radioactivité, des cellules d’interventions chimiques, les unités d’interventions face aux risques radiologiques trouvent leurs origines durant la guerre froide. Même si il faut attendre les années 80 pour les voir réellement reconnues. La catastrophe de Tchernobyl, en sera l’accélérateur. La mission générale des ces cellules est d'informer les services de secours concernés des dangers présentés par les produits en cause, et de déterminer la nature des mesures de sauvegarde à appliquer au profit des populations susceptibles d'être contaminées.   Dans le département, les cellules d’interventions radiologiques et chimiques ont été fusionnées à l’été 2012, pour créer un pole mutualisé NRBC (Nucléaire radiologique biologique et chimique)

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Les plongeurs

Les plongeurs sont soumis à une sélection médicale et physique rigoureuse. L’engagement opérationnel de ces spécialistes se fait de jour comme de nuit, été comme hiver, dans un milieu hostile, souvent pollué et encombré de matériaux des plus hétéroclites. Si la bonne condition physique est importante, la condition psychologique  est un facteur prépondérant d’une plongée. Il est impossible de prévoir les impondérables d’une plongée. Amarrer l’essieu d’un camion qui a versé dans un canal à trois heures du matin demande déjà certaines aptitudes, qui sont bien loin de celles du plongeur de loisir. La visibilité est souvent extrêmement réduite, voire nulle. Le courant et les objets dangereux qui jonchent le lit de ces cours d’eau. La mission première du plongeur est celle de tout sapeur-pompier : assurer la protection des personnes et des biens. Toutefois, ils peuvent être engagés pour mener des investigations sur des sites inondés et assurer le sauvetage de personnes et de biens précieux. Ils peuvent aussi, sur réquisition de la police ou de la gendarmerie, rechercher des pièces à conviction ou encore dégager des cadavres « dans l’intérêt des familles ».

 PLG

L’équipe cynotechnique

La particularité de l'équipe cynotechnique réside dans le fait que souvent, chaque maître-chien est propriétaire de son animal. La complicité du binôme s’en trouve donc accentuée. Retrouver une personne vivante que se soit une personne ensevelie ou égaré est la consécration d’années de travail, accompli souvent dans l’ombre, dans des conditions éprouvantes et pour lequel le chien s’est imposé comme le meilleur atout de l’homme : puissance olfactive, vitesse d’intervention, courage et endurance sans faille sont les qualités indispensables dans ce type d’action. Les circonstances d’utilisation des chiens sont extrêmement variées, dès lors qu’il faut rechercher une victime enfouie sous des décombres ou des amas de ferraille. Le chien reste efficace en toute circonstance et marque différemment le lieu conditionnant la rapidité d’intervention des équipes de sauvetage et de déblaiement. Quand la victime est vivante, le chien aboie et gratte le sol. Pour la recherche de personnes disparues, le chien ne doit pas se laisser distraire de sa quête par des odeurs parasites, très fréquentes, et doit être particulièrement dynamique et endurant. Il travaille à partir d’un objet, de traces de pas : le chien cherche alors à droite et à gauche pour trouver la piste.

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L’équipe Sauvetage-déblaiement

Développé en Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale, les méthodes d’interventions de sauvetage-déblaiement  sont le fruit des conclusions tirées des opérations de secours menés à chaque fin de bombardement. C’est pour répondre avec le maximum d’efficacité et de rapidité à ces situations exceptionnelles ou courantes que les sapeurs-pompiers  français ont formé des spécialistes du sauvetage-déblaiement appuyés par des sections cynotechniques et qu’ils se sont dotés d’un matériel adapté. Dans l’Yonne, cette équipe a été réellement constituée au lendemain de l’explosion au cœur de Joigny en 1981. Etre sauveteur déblayeur c’est aussi consolider un  édifice en péril , qui menace ruine ou encore un mur, un plancher pour assurer la sécurité des personnels intervenant au cours d’un incendie. Car en marge de ces grandes catastrophes, le quotidien fournit également son lot d’éboulements et d’effondrements, qu’ils soient dus à des causes naturelles ou accidentelles.

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Photos : © Jean-Claude Bernard - Djamel Ferrand - Lionel Darlot - Sapeurs-pompiers de l'Yonne

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